14/04/2012

On est un con.

    Au bout d'un moment, j'ai fini par comprendre. 

On peut écouter Kant, qui nous dit - à peu près - que la liberté c'est quand ce qu'on décide de faire est séparé de l'émotionnel et/ou du sentimental. Ou Spinoza, qui nous matraque - à moins que ce soit moi qui ait matraqué Spinoza, mais au figuré dans tous les cas - que le remords est une faute supplémentaire - au mot près cette fois. On peut écouter pas mal de personnes, qui disent/diront pas mal de choses différentes - la démocratie en somme. De toute façon, en bon con, on croit n'importe quoi, pourvu que celui qui le dit ait l'air de s'y connaître ou d'avoir oublié d'être con, comme dirait l'autre. L'autre souvent beaucoup plus inspiré que ce qu'on écoute. Sans être altruiste, j'ai une préférence pour l'autre. Non qu'on vaille moins que l'autre, mais au moins l'autre dit quelque chose, au lieu de répéter n'importe quoi, comme on le fait. C'est le problème avec la vérité, on croit la chercher, mais la seule chose qu'on cherche, c'est à être rassuré. Comment pouvoir l'affirmer ? Simplement parce que statistiquement, dés lors qu'on est confronté à la vérité, on refuse de l'accepter, ou regrette d'avoir couru après. Vérité qui n'existe pas d'ailleurs. Ou pas telle qu'on la connait, comme un concept absolu et exempt de toute relativité/subjectivité/malbaisé/etc. Plutôt comme un point de vue, une perception d'évènement supposé. D'où qu'elle n'existe pas vraiment. Comme la culture au sien du ministère éponyme, ou le savoir-vivre dans le comportement d'un animateur de radio libre.
    En définitive, la vérité est un truc inconnu remplacé par la photographie trafiquée qu'on préfère largement parce qu'elle est moins choquante, et qu'on ne photographie que ce qu'on voit. Et de toute façon, on est un con.

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